Traditions sociologiques 2

Traditions sociologiques 2


1- Présentation académique de la sociologie explicative (= objectivisme) et critique de cette présentation  à D
Durkheim tout comme weber peut être considéré comme un des grands fondateurs de la sociologie au sens où on l’entend aujourd’hui. Durkheim va être rapidement universellement reconnu comme celui qui a donné ses lettres de noblesse à la discipline. Cette reconnaissance a deux raisons essentielles. D’une part par la rigueur scientifique dont il a témoigné et qu’il a profondément intégré à la sociologie. Il a donc fait de la sociologie une véritable discipline autonome. C’est avec lui que la socio va véritablement rentrer à l’université. D’autre part par l’originalité de ses problématiques.
Durkheim est né le 15 Avril 1858 à Epinal au sein d’une famille très religieuse.
Il étudie la philo, …
1895 : Les règles de la méthode sociologique
Globalement l’œuvre de D s’articule autour d’un double projet. Le premier est de fonder la sociologie comme discipline scientifique autonome mue autour de principes de rigueur et d’objectivité et autonome puisque différente des autres sciences en ayant son propre objet d’étude. C’est le lobos, la théorie. Le deuxième projet est de participer à la fondation d’un nouveau système social. Autrement dit voir en quoi la science (ici la sociologie) peut contribuer à assurer le bon équilibre, la bonne cohésion de la société qui est pour lui menacée d’anomie. C’est la praxis.
A ’instar des penseurs de son temps, Durkheim ne conçoit pas de fonder une science des sociétés, une science étudiant les problèmes sociaux qui ne vise pas en même temps à soigner ces maux. Tout comme St Simon et Comte, Durkheim veut certes être un scientifique mais aussi un thérapeute. La science qu’il veut fonder ne peut avoir d’existence que si elle a des applications concrètes et pratiques, que si elle sert la société.
Pour Durkheim la sociologie est un moyen de changement social. Contrairement à Marx, il a une vision communautaire de la société.
1.1) Le logos (fonder une discipline scientifique autonome : la sociologie)
Les enjeux qui sous-tendent se projet sont notamment de prouver au milieu universitaire que la socio s’occupe de sujets, traite d’objets dont aucune autre discipline ne s’occupe. Pour légitimer la discipline dont il veut apparaitre comme étant un des pères fondateurs. C’est la raison pour laquelle il faut pour lui : définir son champ de recherche, se doter de méthodes, se spécialiser dans l’étude approfondie d’objets bien spécifiques et confier cette science à des professionnels.
1.1.1) Définir son champs de recherche, lui procurer un objet
,L’objet que Durkheim assigne à la sociologie est l’étude des faits sociaux.
Fait social : « Toutes manières d’agir, de penser, de sentir extérieures à l’individu et qui sont douées d’un pouvoir de coercition en vertu duquel elle s’impose à lui »
Les faits sociaux ont leur propre origine indépendante de chaque individu puisqu’ils sont formés par les institutions.
Durkheim distingue ainsi la sociologie de la philosophie.
La résistance à un fait social se voit lorsqu’on transgresse une règle. Ce n’est pas vécu sous le mode de la contrainte car elle devient habitude et elle-même est ignorance de la contrainte. Donc elle n’est pas vécue de manière négative du fait même de la socialisation et donc de l’incorporation et de la perduration.
« Est fait social toute manière de faire fixée ou non susceptible d’exercer sur l’individu une contrainte extérieure ou bien encore qui est générale dans l’étendu d’une société donnée tout en ayant une existence propre et indépendante de ces manifestations individuelles. »
1.1.2) Doter la sociologie d’une méthode
Premièrement il faut considérer la société comme une réalité naturelle. Durkheim est un naturaliste en ce fait qu’il considère les faits sociaux comme des réalités naturelles.
« La société fait partie de la nature. Elle en est la manifestation la plus haute et le règne social est un règne naturel qui ne diffère des autres que par sa complexité plus grande ». Pour lui la sociologie doit être considérée comme une science naturelle. Elle doit avoir la même rigueur, la même démarche, les mêmes méthodes d’investigation que la chimie, la physique, … La société est soumise au déterminisme universel car la nature même de l’homme l’incline à vivre avec les autres hommes. C’Est-ce qui lui permet de revendiquer que les faits sociaux puissent être étudiés et expliqués de façon rationnelle et donc de mettre la sociologie sur un pied d’égalité avec les autres sciences.
Pour lui la société n’est pas une simple somme d’individus mais le système formé par leur association représente une réalité spécifique qui a ses caractères propres. Autrement dit le tout n’est pas égal à la somme des parties mais constitue un ensemble spécifique plus important, plus complexe que la somme des parties puisque d’une certaine façon la réunion de ses parties à provoqué l’alchimie créant une entité spécifique appelée société. C’est dans cette entité qu’il faut chercher les déterminismes sociaux et non dans les unités qui la compose (= individus). Tous les faits sociaux ne peuvent expliqués que par des faits sociaux. Le social en tant que tel ne peut s’expliquer que par le social.

1.2) La praxis
1.3) Un exemple de l’objectivisme durkheimien : la morphologie sociale
1.3.1) La question de la définition
1.3.2) Un exemple (Mauss)
1.4) L’imminarité (digression du structuralisme)
2- Présentation académique de la sociologie dite « compréhensive » (= subjectivisme) et critique de cette présentation à W
Bio
2.1) La sociologie comme science de la culture
2.2) la sociologie dite « compréhensive » en tant que telle, retour sur la notion de subjectivisme et l’importance pour ses sociologues du sens conféré par les acteurs à leurs actions
2.3) La notion d’activité sociale (= objet que Weber assigne à la socio)
- Domination, désenchantement de l’Etat et dérationalisation
2.4) la sociologie pure (ou formelle) de G. Simmel
2.4.1) Société et interactions
2.4.2) La société comme contenu et forme (macrosociologie et microsociologie)
2.4.3) Conflits et antagonisme comme forme de socialisation
2.4.4) Ferdinand To’nnies : communauté et société
3- De « l’écologie humaine » à l’interactionnisme (école de Chicago)
3.1) La première Ecole de Chicago influencée par l’Ecole allemande
3.1.1) William Isaac Thomas et la définition de la situation (= Théorème de Thomas)
3.1.2 ) Robert Park et la notion d’écologie humaine
3.2) La seconde Ecole de Chicago : Goffman, Becker, Hughes,
4- Des approches plus synthétiques : la volonté de dépassement de l’antagonisme individu//société (réunion D+W) à Elias
4.1) La sociologie configurationnelle de Norbert Elias
4.1.1) Les notions de configuration, d’interrelation et d’interdépendance
4.1.2) Un modèle de socialisation : de l’interdépendance au contrôle des affects
4.1.3) Le processus de socialisation
4.1.4) La poule ou l’œuf : le nécessaire dépassement de l’antagonisme individu//société
4.2) La sociologie structurelle (Bourdieu)
4.2.1) Le structuralisme constructiviste
4.2.2) La notion de champ
4.2.3) La théorie de l’aliénation
4.2.4) Le choix de Bourdieu : Pascale plutôt que Descartes

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site