La société française contemporaine

 

I-                    L’effritement de la condition salariale

Séance 1 : La société salariale de 1945 à 1975

Institution d’un marché libre du travail

La valorisation du salariat comme source de richesse à la fin de l’ancien régime (révolution française)

Être salarié = être sous l’autorité de quelqu’un

Aucune prise en charge des risques sociaux comme la maladie, la vieillesse, …

Précarité è pas de projection d’avenir pour les ouvriers

Fin du XIX : libération è condition ouvrière protégée

Intervention du droit social dans la relation du travail

1910 : 1° loi sur les retraites

Loi sur les accidents de travail

Après la seconde guerre mondiale : montée des salariés dans la population active

1958: Assurance chômage

Aujourd’hui :

3% de la population sont agriculteurs

90 % sont salariés

Milieu des années 50, 2/3 de la population active étaient salariés.

Augmentation du salariat bourgeois

Forte croissance économique, chômage faible, augmentation du pouvoir d’achat des salariés

Le salariat devient source de droit et de protection

 

Séance 2 : Depuis 1975, la montée des précarités

I-                    La hausse des précarités

1)      Le chômage

2)      La précarisation de l’emploi

ð  La multiplication des formes particulières (atypiques) d’emploi

ð  Le temps partiel : les travailleurs pauvres

3)      Les effets de la précarisation de l’emploi sur les salariés stables

ð  Le risque de perdre son emploi

ð  La déstabilisation des stables

II-                  L’érosion du droit du travail

1)      Emplois précaires : moins de droit et de précision

2)      Emplois précaires : moins de droit du travail

 

Séance 3 : La révolution de l’activité féminine

I/ Les trois temps de l’emploi féminin :

Dans les années 60 : repli du travail des femmes

Dissociation croissante du lieu de travail et du lieu de vie

Problèmes de dénatalité è campagnes pour le retour des femmes au foyer

Certaines professions ne sont que tardivement accessibles aux femmes (magistrature, médecine, . . .)

Ce n’est qu’en 1965 que les femmes peuvent signer des contrats sans l’accord de leurs maris.

Une législation se met en place pour protéger les femmes mais cela contribue aussi à mettre les femmes à l’écart.

Les femmes font irruption dans la métallurgie et dans les travaux administratifs.

En même temps que les femmes arrivent dans ce genre de travail se met en place une réorganisation et un nouveau clivage sexuel.

-          A partir des années 60 :

L’entrée des générations du baby-boom sur le marché du travail provoque un renversement de la tendance antérieur : augmentation de la participation des femmes au marché du travail.

Ce renversement est dût à la tertiarisation de l’économie.

A partir des années 70 les filles deviennent majoritaires parmi les bacheliers.

Modèle contemporain :

La norme est aujourd’hui la femme active.

II/ Femmes et marché du travail aujourd’hui : une marche vers l’égalité ?

A)     La norme de l’activité féminine continue et la mixité professionnelle 

2007 : 85,6 % des femmes (25 - 49 ans) travaillent contre 96 % des hommes

Continuité de l’activité professionnelle : les femmes ne s’arrêtent plus de travailler au moment de la maternité

On assiste aujourd’hui à une égalisation de l’attente des parents envers leurs filles qu’envers leurs fils en matière d’études.

Aujourd’hui, parmi les inactives on trouve beaucoup d’inactive contraintes.

Mouvement de diversification des emplois occupés par les femmes :

Progression de la présence des femmes dans les milieux professionnels intermédiaires et supérieures.

Aujourd’hui 43% des médecins sont des femmes, la médecine devient peu à peu un métier féminin.

B)      Recomposition de la division sexuée du travail :

1)      Maintien des ségrégations professionnelles

Deux types de ségrégation :

Ø  Ségrégation horizontale (contenu du travail)

Ø  Ségrégation verticale (rang hiérarchique)

Concentration des emplois féminins dans certains secteurs d’activités, dans certains groupes socio-pro, dans certains métiers : soin, éducation, … certains parlent de transposition du rôle dédié aux mères et aux femmes en général.

Les secteurs industriels restent fortement masculins.

Concentration des femmes dans certains métiers (chiffres de 2002) :

Ø  74% des agents d’entretien

Ø  99% des assistantes maternelles

Ø  70% des secrétaires, employés de bureau, vendeuses

Ø  90% des aides-soignants

Ø  64% des infirmiers et enseignants

Les métiers d’ordre (armée, police, pompier)  ne comptabilisent que 11% de femmes. Les boulangers, charcutiers, bouchers en compte 9%.

La ségrégation sexuée serait moins forte dans les emplois plus qualifiés.

Ségrégation verticale : 1 femme sur 3 cadres

Le salaire des femmes est aujourd’hui inférieur de 20% à celui des hommes (en moyenne).

Toutes choses égales par ailleurs cet écart s’élève à 11%.

2)      Mixité de l’emploi // mixité du travail

Ce n’est pas parce qu’il ya mixité de l’emploi qu’il y a mixité du travail

Les femmes sont plus concentrées dans les métiers de cadre expert mais moins présentes dans les métiers de cadres hiérarchiques.

3)      Dualisation de l’activité féminine

Creusement des inégalités entre les femmes occupant des emplois peu qualifiés et les femmes occupant des emplois de cadre.

II-                  L’allongement des scolarités

Séance 4 : La démocratisation scolaire

Se phénomène est transversale à plusieurs domaines de la vie social. C’est donc un fait social central.

S’interroger sur les formes et les modalités de l’allongement des scolarités mais aussi sur ses limites : Peut-on parler, aux vues de l’histoire de l’école en France, de démocratisation scolaire ?

On peut distinguer deux sens à la démocratisation scolaire :

-          Phénomène de diffusion de l’instruction (début des III et V république)

-          Egalisation des chances de réussite scolaire = réduction des inégalités devant l’école

Collège unique : collège que fréquentent tous les élèves de 11 à 15 ans avec un tronc commun d’enseignements (existe depuis 40 ans)

1)      De l’école du peuple à l’école unique

La question de l’instruction du peuple a longtemps fait débat :

« Il faut exclure de l’écriture ceux que la providence a fait naître de condition à labourer la terre »

Deux systèmes scolaires ont donc été créés :

A)     A chaque classe sociale son réseau de scolarisation (1880-1950)

·         Réseau secondaire (intégré dans la sphère publique sous napoléon)

·         Réseau primaire (développé par Ferry) : école primaire

C’est deux réseaux dépendent de ministères différents et ont des clientèles sociales différentes. Les enfants de l’élite sociale ne fréquentent pas l’école primaire mais vont dans le « petit lycée ».

L’école primaire est gratuite mais l’école secondaire est payante.

De 1880 à 1930 seulement 3 à 4% des 10-17 ans qui sont scolarisés au lycée. C’est très rare que les enfants de milieu populaire accèdent au réseau secondaire.

L’enseignement du latin est représentatif de la scission de ces deux écoles.

Parmi les jeunes nés en 1921 s’arrêteront au primaire 10% iront dans le primaire supérieur et 5% seulement en formation professionnel ainsi que 5% au lycée.

Les positions dans la société sont liées au droit.

L’école primaire est l’école du peuple, elle prépare aux emplois d’exécution, d’ouvrier, de paysan et éventuellement d’instituteur ou d’employé administratif.

Le lycée prépare lui aux professions prestigieuses qui nécessites des études longues.

Texte officiel : « L’école primaire doit préparer les garçons aux futurs travaux de l’ouvrier et du soldat et les files aux soins et au ménage ».

Le but de l’école est d’élevé le niveau des enfants sans pour autant les faire sortir de leurs classes sociales.

Dès l’entre deux guerres l’idée selon laquelle une telle école est intolérable apparait avec l’idée de l’école unique. Cette idée est notamment portée par les partis de gauche è justification méritocratique

B)      Les transformations institutionnelles des années 60

1930 : l’éducation secondaire devient gratuite

1936 : école obligatoire jusqu’à 16 ans

1941 : réforme qui intègre les écoles primaires supérieures dans le réseau secondaire en créant des collèges modernes et des collèges techniques

Années 60 : mise en place du collège unique et première explosion scolaire

1959 : réforme Berthouin qui créé le collège d’enseignement général et suppression de l’examen d’entrée en 6°

1963 : création des CES qui réunissent les différentes filières

1975 : réforme Haby qui crée le collège unique et supprime la distinction CES / CEG. On définit un programme d’enseignement commun

Entre 1963 et 1973 les effectifs du collège augmentent de 74 %

Cette démocratisation prend d’abord une dimension spatiale puis une dimension pédagogique. C’est la pédagogie de l’enseignement secondaire qui s’impose dans cette école unique.

C’est à ce moment que les grandes enquêtes sur les inégalités sociales de réussite sociale sont menées.

Le contexte économique, le marché du travail et de l’emploi influent sur le type d’école que l’on fabrique.

C)      Seconde explosion scolaire (1985-1995)

Objectif : 80% d’une classe d’âge au bac

En 10 ans le taux de bacheliers au sein d’une génération passe de 29,4 % en 1985 à 62,7 % en 1995.

Aujourd’hui entre 8 et 10 % d’une classe d’âge quitte l’école juste après l’âge limite de scolarisation.

1969 : 300 000 étudiants

1980 : 1 000 000

Milieu des années 90 : 2 000 000

Dans les années 60-70 : crise de l’enseignement professionnel

De plus en plus l’enseignement général devient la norme, l’orientation vers l’enseignement professionnel devient un signe d’échec.

C’est dans les années 60 que la notion d’échec scolaire apparait.

Entre 1960 et 1974 le nombre de bachelier a été augmenté par 8 et celui d’étudiants par 7.

Le souci de la réussite scolaire est aujourd’hui présent dans toutes les familles y compris dans les milieux populaires.

Il y a plus de points communs aujourd’hui entre les jeunes des différents milieux sociaux qu’avant.

2)      Les effets démocratiques de l’école unique

 

Séance 5 : Des inégalités qui se maintiennent ou se déplacent

 

III-                La ségrégation urbaine

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