Données Sociales 2

 

2)      INED

Institut National des Etudes Démographiques

Création : 1945

Créateur : Etat

Mission :

Ø  Etudier les problèmes démographiques sous tous leurs aspects

Ø  Rassembler la documentation utile

Ø  Ouvrir des enquêtes

Ø  Procéder à des expériences et suivre les expériences menées

Ø  Etudier les moyens matériels et moraux susceptibles de participer à l’accroissement  quantitatif et à l’amélioration qualitative de la population

Ø  Assurer la diffusion des connaissances démographiques

a)      1939 – 1972

Création de l’alliance nationale contre la dénatalité

Mouvement nataliste

En 1939 Daladier crée le haut comité à la famille et institut le code de la famille

Le 13 novembre 1941 est créé la fondation française pour l’étude des problèmes humains : la fondation Alexis Carrel (biologie et sciences humaines)

Ø  Médecine sociale (psychiatrie et expérience sur le vivant

Ø  Economie

Ø  Alexis Nobel est prix Nobel de médecine

Ø  Dissoute après la guerre

Alfred Sauvy (directeur de l’INED entre 1945 et 1962) crée la revue « population » en 1946 et en restera rédac-chef jusqu’en 1976. Il donne à l’INED un caractère pluridisciplinaire. Il s’adresse aux géographes et à tous ceux qui s’intéressent aux problèmes sociaux.

Un conflit voit le jour au sein de l’INED entre :

Ø  La première génération :

Louis Henry (étudie la période pré-statistique) collabore avec les archivistes paléographes et lance une enquête sur la population française entre 1690 et 1829.

Ø  La deuxième génération :

Personnalités confirmés : Jean Fourastié (« Les trente glorieuses »), Alain Jacquard

En 1962 Sauvy laisse sa place à jean Bourgeois-Pichat mais reste président du conseil scientifique de l’INED et directeur de l’unité économie et population.

En 1967 l’INED fait l’acquisition de son premier ordinateur.

En 1968 les conflits entre les deux générations provoquent des grèves, la casse des mécanographes par les gens de l’INED, . . . ce qui pousse l’état à reprendre les choses en main. Le ministère public reconnait l’existence d’un conseil d’un conseil consultatif de la direction.

En 1972 Pichat perd sa place et prend la tête du CICRED (comité international de coopération dans les recherches nationales en démographie). Gérard Calot (responsable de la démographie à l’INSEE) succède à Palot.

b)      1972 – 1988

Débat sur l’avortement, modernisation des services, . . .

Le 12 mars 1986, par décret, l’INED devient un EPST (établissement public à caractère scientifique et technologique).

L’INED se dote petit à petit de services de collaboration avec les pays africains.

Dans les années 90 Sauvy, Pichat et Louis Henry meurent les uns après les autres ce qui entraîne des changements : ouverture à l’Est.

Ce présente alors le problème de la construction européenne ce qui entraine une diversification des activités : cancer, sida, Alzheimer, pays en voix de développement, …

C’est en 1991 que l’INED obtient une connexion internet.

L’INED est la référence de l’ONU.

A)     Les outils

a)      Recensement

Définition (reconnue par l’ONU) : recueillir, regrouper, évaluer, analyser et publier les données démographiques, économiques et sociales se rapportant à un moment donné à tous les habitants d’un pays.

Contenu :

Ø  Nom

Ø  Prénom

Ø  Adresse

Ø  Sexe

Ø  Situation matrimoniale

Ø  Date et lieu de naissance

Ø  Nationalité

1° traces de recensement :

Ø  3 et 4° millénaire avant JC chez les sumériens

Ø  2750 avant JC en Egypte

Ø  2238 avant JC en Chine

Ø  4° siècle avant JC en Inde

Ø  Ancien testament : livre des nombres : rapport du travail fait par Moïse pour Aaron : dénombrer tous les mâles d’Israël de 20 ans et plus aptes à faire campagne : comptés par clan et par famille : 653 000 personnes

Ø  444 avant JC : Athènes (Périclès)

Ø  6° siècle avant JC : Rome (Auguste : chaque famille doit se faire dénombrer dans sa ville d’origine)

Ø  14° siècle au Pérou

En France : peu de dénombrement à l’époque médiéval. Les guerres, famines et épidémies donnent lieu à des inventaires de la population.

Le premier dénombrement sérieux date de Charlemagne (786). Il consiste à compter les personnes de plus de 12 ans. On en trouve des traces dans les livres religieux (baptême, mariage, décès)

Le premier mouvement général de dénombrement remonte au règne de St Louis. La population s’élève à l’époque (13° siècle) à 10 millions de personnes.

1326 : Philippe VI demande un état des lieux

Ø  Etat des paroisses

Ø  Compte des cheminées (+ des gens à la sortie de l’église)

Ø  2 411 000 feux

Ø  Oubli de 7 500 paroisses selon les historiens

Ø  La population française s’élève alors à 19 millions d’habitants (avec les frontières actuelles de la France)

Ø  Enjeu de connaitre sa population : préoccupation importante

François I, roi de France entre 1515 et 1547 :

Ø  Edit de Villers-Cotterêts

Ø  La langue française devient nationale et obligatoire

Ø  Il prescrit aux curés de tenir les premiers registres des baptêmes sous le contrôle de l’administration royale

Ø  1579 : l’ordonnance de Blois ordonne aux curés de faire de même pour les mariages et les enterrements

Ø  C’est la base de l’état civil

Charles VIII : fin du XV

Ø  Compte des feux et paroisses

Louis XIV, grand roi de 1643 à 1715

Ø  Tente un recensement général

Ø  Résultats inexploitables

Général Vauban : début du XVIII

Ø  Prélever l’impôt

Ø  Lance son propre recensement à l’aide des militaires

Ø  Population = 19 millions de personnes

Ø  Sous Turgot (ministre) : possibilité de faire des études économiques et sociales

Bonaparte :

Ø  1° recensement moderne sérieux

Ø  33 millions d’habitants

Ø  Impose le recensement tous les 5 ans

Ø  La population grossit de plus en plus

Ø  En Allemagne ce recensement s’arrête au moment de la seconde guerre mondiale (traumatisme du chiffre et du fichage) mais la France continue

Jusqu’en 2004 les recensements sont irréguliers mais depuis l’informatisation ils sont effectués tous les ans.

Problèmes rencontrés par le recensement avant 1946 :

àDomiciliation : absence de distinction entre les populations résidantes. Marge d’erreurs : sont compter à part les militaires, les prisonniers, les malades, les chantiers éloignés. Autre problème : à cette époque le recensement dénombre le nombre de personnes ayant leur domicile dans une commune même si on n’y vient pas (résidence de droit, nombre de personnes présentent le jour du passage du recenseur, compte les personnes où elles sont même si ce n’est que de passage : « résidence de fait ».

A partir de 1946 on distingue la population légale (personne (présente ou absente) résidant habituellement dans la commune) et la population présente (partie de la population légale prise en compte pour les statistiques)

Les cumuls départementaux (calculs incluant les doubles comptes de la population légale et de la population présente) ont permis à l’INSEE de s’apercevoir que la population totale est égale à la population légale.

C’est en 1946 qu’on commence à prendre en compte les personnes habitant hors de la métropole se qui représente plus de 300 mille personnes.

1954 : système abandonné

1962 : enregistre les résidences temporaires

2004 : simplification informatique et synthèse informatique

Le recensement est long, couteux, exige une préparation et pose des problèmes dans les déclarations (mensonges des gens à propos de leur âge, de leur situation matrimoniale ou de leur nationalité). Bien que ses chiffres soient plutôt fiables, le recensement est difficilement exploitable car il accumule trop de données.

b)      Etat civil

Livres religieux : registres paroissiaux (François I) è naissances, mariages, décès

1905 : on rajoute les divorces dans les registres d’état civil

Registre d’Etat civil :

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