Chapitre 2 : Les jivaros

Chapitre 2 : Les jivaros

1)      Qui sont les jivaros ?

Dans les années 80, fond de la forêt amazonienne, les jivaros ont la réputation d’être des réducteurs de tête. Un sociologue français, Descola, décide d’aller étudier ce peuple. Seulement les jivaros ne se définissent pas comme des jivaros mais juste comme des hommes = shuars (Descola rencontre donc un problème d’ethnocentrisme). Tous les hommes ont tendances à voir dans l’étranger un barbare et à se considérer comme le représentant le plus digne de l’humanité. La notion d’ethnie telle qu’on l’utilise chez nous est donc remise en question.

Nous définissons la nationalité à partir de critères simples : langue et territoire. Mais les shuars non pas de territoire défini car ils bougent en permanence en fonction du gibier qu’ils chassent. Leur identité ethnique varie en fonction du lieu où ils habitent.

Dans leur conception il n’y a que des êtres avec qui l’on communique ou des êtres avec qui l’on ne communique pas ce qui expliquent qu’ils incluent dans leur groupe certaines plantes et certains animaux à qui ils parlent.

 

2)      Une journée type chez les shuars (plus particulièrement chez les ashuars)

La journée commence en prenant le Wayu (infusion amère) puis les hommes vont vomir. Puis ils vont dans l’eau en groupe pour déféquer puis s’asperger le dos de l’eau de la rivière. Les hommes vont ensuite se maquiller, se faire des tresses, …

Chez les ashuars ils existent trois types de rêves :

-          Kuntukar

Rêve de bon augure pour aller à la chasse

-          Mesekrempar

Annonce le malheur (maladie, guerre, mort)

Pour eux la mort n’existe pas en tant que phénomène naturel, si l’on meurt c’est que quelqu’un nous jeté un sort. Elle est annoncée par les rêves. Donc si l’on rêve que quelqu’un nous menace on va aller se venger par anticipation.

-          Penke karampar

Rêve dans lequel les défunts viennent nous rendre visite. Il faut alors prendre soin de lui pour que le groupe puisse continuer à évoluer.

 

3)      Le savoir vivre jivaro

·         La maison est divisée en deux parties : 1/3 pour l’homme ; 2/3 pour les femmes (cette pièce est interdite aux hommes

Les femmes font la cuisine tour à tour pour l’homme. Elles sont organisées hiérarchiquement selon l’âge.

Dans la pièce masculine l’homme accueille ses amis.

La maison n’est que temporaire, chaque épuisement des ressources naturelles entraine un déménagement.

·         Le ninjaman : bière à base de manioc

Obligation de boire autant que l’hôte mais interdiction totale de regarder l’hôtesse dans les yeux

·         Le repas :

Igname, tarot, manioc, singe laineux, toucan, …

 

4)      Division du travail

Le travail est divisé selon trois types de tâches :

·         Les tâches féminines

Jardin (toutes les femmes ont leur propre jardin entouré de bananiers). Lorsqu’elle inaugure son jardin la femme enterre une pierre et lui récite un Anent pour que le jardin prolifère mais ne tue pas les enfants.

·         Les tâches masculines

Chasse

C’est le rêve qui provoque la chasse. Il ne faut jamais dire ce que l’on part chasser. On chasse en fonction de la proie : proie à plume = sarbacane ; autre proie = lance

·         Les tâches mixtes

Pêche (on pêche en groupe : les femmes en amont chassent le poisson et les hommes en aval le harponne)

5)      Temps et espace

6)      Relations sociales

7)      Recette locale

 

 

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